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Calibre de disjoncteur

Choisissez votre type de circuit, l'outil donne la section minimale, le calibre et les contraintes associées selon la NF C 15-100 pour les locaux d'habitation.

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Un calibre de disjoncteur ne se choisit pas d'après la puissance de l'appareil, mais d'après le câble qu'il protège. La règle fondamentale est Ib ≤ In ≤ Iz : le courant d'emploi doit être inférieur au calibre, lui-même inférieur au courant admissible du câble, qui dépend de la section retenue. En habitation, la norme simplifie ce raisonnement en imposant des couples section-calibre par type de circuit : 1,5 mm² avec 16 A, 2,5 mm² avec 20 A, 6 mm² avec 32 A pour une plaque de cuisson.

Ce que protège réellement un disjoncteur

C'est le contresens le plus fréquent, y compris chez des gens du métier : un disjoncteur divisionnaire ne protège pas l'appareil branché au bout. Il protège le câble.

Un conducteur parcouru par un courant supérieur à ce qu'il peut évacuer s'échauffe. Si rien n'interrompt le circuit, l'isolant se dégrade, puis il fond. Le rôle du disjoncteur est de couper avant ce point. C'est pourquoi son calibre est plafonné par le courant admissible du câble, et non fixé par la consommation de l'appareil.

Il en découle une conséquence pratique. Poser un disjoncteur 32 A sur un câble de 2,5 mm² ne « donne pas plus de puissance » : cela supprime la protection. Le câble chauffera bien au-delà de son régime admissible sans que rien ne déclenche.

Ib ≤ In ≤ Iz

courant d'emploi ≤ calibre du disjoncteur ≤ courant admissible du câble

Les circuits d'habitation

La norme fixe pour les locaux d'habitation des couples section-calibre, ainsi que des limites en nombre de points par circuit.

CircuitSectionCalibreLimite
Éclairage1,5 mm²16 A max8 points lumineux (1 par tranche de 300 VA en spots/LED)
Prises 16 A (minimum normatif)1,5 mm²16 A8 socles
Prises 16 A (règle de l'art)2,5 mm²20 A12 socles, posé d'office
Prise spécialisée2,5 mm²20 A1 appareil, circuit dédié
Plaque de cuisson mono6 mm²32 ACircuit dédié
Plaque de cuisson tri2,5 mm²20 ACircuit dédié
Chauffe-eau2,5 mm²20 ACircuit dédié
Chauffage 3 500 W1,5 mm²16 ATableau 10-1B
Chauffage 4 500 W2,5 mm²20 ATableau 10-1B
Chauffage 5 750 W4 mm²25 ATableau 10-1B
Chauffage 7 250 W6 mm²32 ATableau 10-1B, max par circuit
Volets roulants1,5 mm²16 APlusieurs volets admis
Prise renforcée VE2,5 mm² mini20 ADifférentiel 30 mA dédié
Règle de l'art répandue sur les circuits prises : une grande partie des électriciens posent du 2,5 mm² d'office sur tous les circuits de prises, même sous 8 socles où 1,5 mm² suffirait normativement. La marge de section évite une erreur si le circuit est étendu plus tard, et simplifie l'approvisionnement à une seule section de câble sur le chantier. Ce n'est pas une exigence de la NF C 15-100, dont le minimum reste 1,5 mm²/16 A pour 8 socles, c'est un choix de prudence et de simplicité largement partagé sur le terrain.

Trois pièges de terrain

Compter les socles, pas les boîtiers. Une prise double compte pour deux socles. Un bloc de trois compte pour trois. C'est le nombre de socles qui est plafonné, et l'erreur de comptage est la cause la plus banale de non-conformité sur un circuit de prises.

Le circuit dédié n'est pas une recommandation. Lave-linge, lave-vaisselle, four, sèche-linge, congélateur, plaque de cuisson et chauffe-eau exigent chacun leur propre circuit et leur propre protection. Les regrouper produit un circuit qui fonctionne au quotidien et déclenche dès que deux appareils démarrent ensemble.

La borne de recharge n'est pas un gros appareil ordinaire. Au-delà de 3,7 kW, ce n'est plus une prise renforcée mais une installation IRVE, avec ses exigences propres de dimensionnement, de protection différentielle et parfois de gestion de charge. Le calcul relève d'un autre outil.

Ce que l'outil ne fait pas

  • Habitation uniquement. Les règles retenues sont celles des locaux d'habitation. Le tertiaire et l'industriel relèvent d'un dimensionnement circuit par circuit, sans couples préétablis.
  • Disjoncteurs seulement. Les fusibles ne sont plus admis en installation neuve.
  • Pas de vérification de longueur. Le couple section-calibre indiqué ne garantit pas la chute de tension sur un circuit long. Vérifiez-la séparément.
  • Pas de courbe de déclenchement. Le choix entre courbe B, C ou D, qui dépend du courant d'appel de la charge, n'est pas traité.
  • Pas de sélectivité. La coordination entre le disjoncteur divisionnaire et la protection amont n'est pas vérifiée.
Le dimensionnement final reste sous la responsabilité du professionnel signataire. Les exigences précises évoluent avec les amendements de la norme. Vérifiez la version en vigueur avant toute prescription.

Circuits de chauffage électrique

Les appareils de chauffage, convecteurs, panneaux rayonnants, planchers chauffants, sont répartis sur des circuits terminaux distincts, chacun dans la limite de puissance de son calibre. La NF C 15-100 §10.1.3.5 fixe cette limite dans le tableau 10-1B, en cuivre :

Puissance maximaleCalibre disjoncteurSection mini cuivre
3 500 W16 A1,5 mm²
4 500 W20 A2,5 mm²
5 750 W25 A4 mm²
7 250 W32 A6 mm²

Au-delà de 7 250 W sur un même point de chauffe, la puissance se répartit sur plusieurs circuits distincts, chacun redimensionné séparément selon ce même tableau.

Questions fréquentes

Quel calibre pour un circuit de chauffage électrique ?

Selon le tableau 10-1B de la NF C 15-100 §10.1.3.5 : 16 A jusqu'à 3 500 W, 20 A jusqu'à 4 500 W, 25 A jusqu'à 5 750 W, 32 A jusqu'à 7 250 W, en cuivre. Au-delà de 7 250 W, la puissance se répartit sur plusieurs circuits.

Combien de prises non spécialisées en cuisine ?

Six socles maximum sur un circuit dédié, contre 8 ou 12 dans le reste du logement. Les prises complémentaires viennent d'un circuit prises extérieur à la cuisine.

Combien de spots ou de points LED sur un circuit d'éclairage ?

La règle générale est 8 points lumineux maximum par circuit. Pour les spots ou bandeaux LED, la norme compte un point par tranche de 300 VA dans la même pièce, ce qui permet en pratique davantage de spots individuels tant que leur puissance cumulée reste sous ce seuil par tranche.

Quel disjoncteur pour un circuit de prises ?

En 1,5 mm², un disjoncteur 16 A avec 8 socles maximum. En 2,5 mm², un disjoncteur 20 A avec 12 socles maximum. Une prise double compte pour deux socles.

Quel disjoncteur pour une plaque de cuisson ?

En monophasé, un circuit dédié en 6 mm² protégé par un disjoncteur 32 A, avec sortie de câble. En triphasé, 2,5 mm² et un disjoncteur 20 A suffisent, la puissance étant répartie sur trois phases.

Peut-on mettre un calibre plus élevé pour éviter les déclenchements ?

Non. Si un disjoncteur déclenche régulièrement, c'est que le circuit est surchargé ou qu'un défaut existe. Augmenter le calibre au-delà du courant admissible du câble ne règle pas le problème, cela supprime la protection et laisse le câble s'échauffer sans limite.

Pourquoi poser du 2,5 mm² sur un circuit de 8 prises alors que 1,5 mm² suffit ?

Le minimum normatif est bien 1,5 mm²/16 A pour 8 socles. Mais une grande partie des électriciens posent du 2,5 mm² d'office sur tous les circuits de prises, pour la marge que ça laisse en cas d'extension du circuit et pour simplifier l'approvisionnement chantier à une seule section. C'est une règle de l'art, pas une obligation.

Peut-on encore utiliser des fusibles ?

Non en installation neuve. La norme impose des disjoncteurs divisionnaires. Les fusibles existants en rénovation peuvent être conservés sur une installation non modifiée, mais toute reprise significative impose le passage au disjoncteur.

Règles de la NF C 15-100 pour les locaux d'habitation, disjoncteurs uniquement. Ni la chute de tension, ni la courbe de déclenchement, ni la sélectivité ne sont vérifiées.
Le dimensionnement final reste sous la responsabilité du professionnel signataire.