Différentiel type A ou AC : lequel choisir
L'essentiel
- Type AC : suffisant pour les circuits classiques sans électronique.
- Type A : obligatoire dès qu'il y a de l'électronique de puissance (induction, PAC, VE, VMC).
- En cas de doute, poser du type A en tête d'installation simplifie tout.
Un chantier, un tableau à compléter, et la question qui revient : type A ou type AC ? La réponse dépend de ce qu'il y a derrière le circuit, pas d'une préférence.
Ce qui les différencie
Type AC
Détecte les défauts en courant alternatif pur. Le standard historique, suffisant pour les circuits "classiques" sans électronique de puissance (éclairage simple, prises non spécialisées).
Type A
Détecte en plus les courants de défaut pulsés (avec composante continue). Nécessaire dès qu'un appareil contient de l'électronique susceptible de générer ce type de défaut.
En clair : un appareil purement résistif (un radiateur basique, une ampoule) ne pose pas de souci en type AC. Un appareil avec redresseur, variateur ou moteur piloté électroniquement peut générer un défaut que le type AC ne verra pas passer, d'où l'obligation de type A sur ces circuits.
Sur quels circuits le type A devient obligatoire
- Plaques de cuisson à induction
- Pompes à chaleur
- VMC à moteur électronique (basse consommation)
- Bornes et prises renforcées de recharge véhicule électrique
- Plus généralement, tout appareil avec variateur de vitesse ou alimentation à découpage
La solution la plus simple sur un tableau neuf
Beaucoup d'électriciens posent un type A en tête d'installation (ou sur chaque interrupteur différentiel général) plutôt que de trier circuit par circuit, ça coûte un peu plus cher à l'achat, mais ça évite l'erreur de répartition et sécurise les évolutions futures du logement (l'ajout d'une borne VE quelques années plus tard, typiquement).
Fiche à visée pédagogique, les exigences précises (quota de type A, circuits concernés) relèvent de la NF C 15-100 et de ses amendements en vigueur. À vérifier avant toute prescription.