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Calcul de section de câble

Renseignez le courant d'emploi, la longueur et le mode de pose. L'outil retient la plus petite section normalisée en cuivre qui satisfait à la fois le critère thermique et la limite de chute de tension de la NF C 15-100.

Le calibre prévu du circuit, ou P ÷ 230 en monophasé
Aller simple, du tableau au point d'utilisation
Aluminium non utilisé sous 10 mm²
Renseignez le courant et la longueur,
puis lancez le calcul.

Une section de câble se détermine par deux critères qui doivent être satisfaits simultanément. Le critère thermique impose que le courant admissible du câble soit supérieur au courant d'emploi. Le critère de chute de tension impose que la perte en ligne reste sous 3 % en éclairage et 5 % pour les autres usages. La section retenue est la plus petite section normalisée qui passe les deux. Sur les circuits courts, c'est presque toujours le critère thermique qui décide. Au-delà d'une trentaine de mètres, c'est la chute de tension.

Local technique avec chemins de câbles superposés et dévidoirs de câbles enroulés

Un local technique réel : plusieurs sections de câble se côtoient selon leur usage, du courant fort au courant faible.

Comment l'outil calcule

Le calcul se déroule en trois temps, dans l'ordre où un professionnel le mènerait à la main.

Premier temps, le critère thermique. L'outil parcourt les sections normalisées du matériau choisi, cuivre de 1,5 à 240 mm² ou aluminium de 10 à 240 mm², et écarte toutes celles dont le courant admissible Iz est inférieur au courant d'emploi Ib. Le courant admissible dépend directement du mode de pose, parce qu'un conducteur qui évacue mal sa chaleur supporte moins d'intensité. Les trois modes proposés correspondent aux méthodes de référence de la norme : encastré dans une gaine, apparent sur chemin de câbles, et enterré.

Deuxième temps, la chute de tension. Pour chaque section restante, l'outil applique la formule complète de la NF C 15-100 §525 : ΔU = b · (ρ · L/S · cos φ + λ · L · sin φ) · Ib, avec b = 2 en monophasé et b = 1 en triphasé, puis Δu % = 100 · ΔU / U₀, U₀ valant 230 V dans tous les cas. La résistivité ρ vaut 0,023 Ω·mm²/m, c'est-à-dire la valeur du cuivre à température de service et non à 20 °C, comme le prescrit la norme. Le facteur de puissance cos φ est pris à 0,8 par défaut, une hypothèse prudente : le cos φ réel est généralement supérieur, ce qui laisse une marge de sécurité. Pour un calcul détaillé de la chute de tension, avec la possibilité de préciser le cos φ, voir le calculateur dédié.

Troisième temps, le calibre de protection. Une fois la section arrêtée, l'outil propose le calibre normalisé de disjoncteur qui satisfait la double condition Ib ≤ In ≤ Iz. C'est la règle fondamentale de coordination entre la protection et la canalisation.

Quand la section affichée est plus grande que ce que le seul critère thermique exigeait, l'outil le signale explicitement par la mention « majorée pour la chute de tension ». Cette information compte : elle vous dit que le facteur limitant est la longueur, et donc que raccourcir le parcours ou passer en triphasé serait une alternative au surdimensionnement.

Ce que l'outil ne fait pas

Un prédimensionnement rapide n'a de valeur que si ses hypothèses sont énoncées. Voici les nôtres, et ce qu'elles excluent.

  • Isolant PVC. Les câbles à isolation PR, qui admettent une température d'âme plus élevée et donc un courant admissible supérieur, ne sont pas traités.
  • Circuit seul à 30 °C. Aucun facteur de correction n'est appliqué pour le groupement de circuits ni pour une température ambiante différente. Sur un chemin de câbles chargé ou dans un local technique chaud, la section réelle peut être supérieure.
  • Domaine borné. Au-delà de 400 A ou de 200 m, l'outil renvoie vers un calculateur professionnel complet plutôt que de donner un résultat qu'il ne peut pas garantir.
Le dimensionnement final reste sous la responsabilité du professionnel signataire. Cet outil sert à cadrer une décision et à vérifier un ordre de grandeur sur le chantier. Il ne remplace pas une note de calcul établie avec un logiciel de calcul réglementaire.

Repères de section par courant

Ces valeurs correspondent au seul critère thermique, en cuivre PVC, circuit seul à 30 °C, d'après les tables Iz officielles (méthodes B2, E, D2). La longueur peut imposer une section supérieure.

Pour un circuit de prises ou d'éclairage standard, la NF C 15-100 prescrit directement, en habitation, les couples 1,5 mm² / 16 A et 2,5 mm² / 20 A (§10.1.3.3.3), qui intègrent déjà des conditions de pose favorables propres aux circuits domestiques courants. Ce module, lui, applique la méthode générale par table Iz (§525), sans ces conditions particulières, ce qui explique un léger écart avec le sélecteur de calibre habitation. Les deux méthodes sont normatives, elles répondent à des cas d'usage différents.
Courant d'emploiEncastréApparentEnterré
10 A1,5 mm²1,5 mm²1,5 mm²
16 A2,5 mm²1,5 mm²1,5 mm²
20 A2,5 mm²2,5 mm²1,5 mm²
25 A4 mm²4 mm²1,5 mm²
32 A6 mm²6 mm²2,5 mm²
40 A10 mm²10 mm²4 mm²
63 A25 mm²16 mm²10 mm²

Questions fréquentes

Quelle section de câble pour un circuit de 20 A ?

Pour un circuit de 20 A en 230 V monophasé, posé en encastré, la section minimale est de 2,5 mm² en cuivre au titre du critère thermique. Cette section reste valable tant que la longueur ne dépasse pas environ 22 mètres pour un circuit de prises. Au-delà, la chute de tension impose de passer à 4 mm².

Quelle section de câble pour 32 A ?

Pour un circuit de 32 A en 230 V monophasé encastré, la section minimale est de 6 mm² en cuivre. En triphasé 400 V, la même intensité passe également en 6 mm², mais la longueur admissible est nettement supérieure car la chute de tension y est plus faible.

Le mode de pose change-t-il la section du câble ?

Oui, et de façon importante. Un câble encastré dans une gaine évacue moins bien la chaleur qu'un câble posé sur chemin de câbles à l'air libre. À section égale, le courant admissible Iz est donc plus faible en encastré. Pour 2,5 mm² en cuivre PVC, l'écart est d'environ 23 A en encastré contre 27 A en apparent.

Quelle est la chute de tension maximale admise par la NF C 15-100 ?

La norme fixe 3 % pour les circuits d'éclairage et 5 % pour les autres usages, dans le cas d'une installation alimentée par le réseau public de distribution basse tension. Ces valeurs s'entendent entre l'origine de l'installation et le point d'utilisation.

Peut-on utiliser ce calcul pour un câble en aluminium ?

Oui, l'aluminium est proposé au choix, en plus du cuivre. Sa résistivité est environ 1,6 fois supérieure à celle du cuivre, ce qui conduit à des sections plus importantes à courant et longueur égaux. L'aluminium n'est pas utilisé sous 10 mm², conformément à la pratique et aux tables normatives.

Équipe Naslay

Électriciens diplômés. Chaque outil cite la règle qui justifie son résultat. Une erreur, un désaccord normatif ? Écrivez-nous, nous corrigeons et nous le signalons.

Hypothèses de calcul : cuivre ou aluminium au choix, isolant PVC, 30 °C, circuit seul, ρ = 0,023 (cuivre) ou 0,037 (aluminium) Ω·mm²/m, cos φ = 0,8 (par défaut), U₀ = 230 V. Tables Iz méthodes B2 / E / D2, jusqu'à 240 mm² (aluminium à partir de 10 mm²).
Pour les cas particuliers (groupement de circuits, température ambiante, aluminium, isolant PR) ou au-delà de 240 mm², utilisez un calculateur professionnel complet (Caneco BT, LCP Calc Câble BT, Schneider Electric).
Référence : NF C 15-100.